ISL 90 ans - journées portes ouvertes"
Réussir grâce à la promotion sociale
A Liège, l'institut Saint-Laurent dispense un enseignement technique et professionnel. C'est en 1919 que l'école secondaire a été créée. Il y a donc 90 ans tout comme les cours de promotion sociale. Il s'agissait, au lendemain de la première guerre mondiale, de permettre au bassin industriel liégeois de se doter de la main d'oeuvre qualifiée dont il avait besoin. La soudure est la première formation à avoir été donnée en cours du soir. Aujourd'hui, les diplômes délivrés par l'institut Saint-Laurent sont connus et reconnus.
Jean-François Flamée en est un bon exemple.
Son parcours illustre fort bien les possibilités qui s'ouvrent à une personne qui suit des cours en promotion sociale.
Lorsqu'il était jeune, Jean-François Flamée se passionnait pour les ouvrages de physique, d'électricité... que lui offrait son grand-père. « Ils étaient mes livres de chevet. Dans ma chambre à coucher, on trouvait des moteurs, des fers à souder, des contacteurs... », se souvient-il.
Il a donc tout naturellement commencé à travailler comme électricien de bâtiment. Il s'est ensuite marié.
L'homme aimait ce qu'il faisait et voulait en apprendre davantage. « Je n'ai bien sûr pas transformé la chambre conjugale en atelier d'électricité (rires) mais il y avait une petite pièce où je faisais des petits montages. L'électronique me passionnait de plus en plus », raconte-t-il. C'est alors que son épouse lui a donné l'idée de suivre des cours du soir. Il s'est alors présenté à l'institut Saint-Laurent avec l'envie d'entreprendre une formation technique en électronique.
L'examen qu'il a passé pour entrer en 2e année d'électronique, il l'a réussi haut la main.
Au bout de 2 ans, à raison de cinq soirées par semaine, l'homme n'était toujours pas rassasié.Il s'est alors lancé, à nouveau, dans un cycle de 3 ans en automation, toujours selon un rythme de cinq soirées par semaine. En plus de son diplôme de technicien en électronique, il s'est vu être gradué en automatisme électronique et mécanique.
Voilà qui était déjà très bien. Mais après quelques années de répit, motivées par sa vie de famille, Jean-François Flamée s'est laissé séduire par l'idée de décrocher un diplôme d'ingénieur. Il a donc entrepris une nouvelle formation et, en 2005, il clôturait son long parcours en promotion sociale avec, à la clé, son diplôme d'ingénieur industriel en électromécanique.
Un parcours qui l'a conduit là où il est aujourd'hui, à Montegnée. Il est chef de projet au sein de la société Segrif. «
Une PME d'un peu plus de 20 personnes », précise-t-il. Celle-ci est spécialisée dans le matériel de mesure de grandeur physique pour la sidérurgie.
Moralité ? Si l'on est un tant soit peu motivé, qu'importe le nombre d'heures, il est toujours possible d'atteindre ses objectifs. D'autant plus que les entreprises ont toujours besoin de main-d'œuvre qualifiée.
Source : Article original sur le site CCImag - partenaire de nos journées portes ouvertes